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L’imagination est mon obsession, l’écriture est ma structure, la poésie est mon acrobatie, les histoires sont mon terroir, les univers sont mon sanctuaire. Et le partage ? C’est mon message laissé aux commentaires de vos pensées. Pour vous y retrouver, vous pouvez commencer par les textes présentés, commençant par les derniers publiées, ou prendre le raccourcie des catégories. Ce qui est sur, c’est que je vous souhaite une bonne lecture.

28 May

Une créature dans le vaisseau cargo

Publié par [NERO] BLACK WORD  - Catégories :  #Imag'inarium

Dessin de : Alnomcys

Dessin de : Alnomcys

 

Ce devait être une simple livraison de routine, et on aurait dû la refuser.

 

On aurait dû se contenter des cargaisons que nous avions déjà à charge, faire la tournée qui était prévue et en rester là. Mais il faut croire que, dans notre système social, une paye élevée offerte d’avance et la promesse d’une prime bien plus conséquente une fois le travail exécuté suffisent à convaincre les gens qui se sentent dans le besoin. 

 

Moi et mes collègues avions donc chargés ce container au milieu des autres et avions prit la route à travers les étoiles pour le livrer en priorité. 

 

À chaque période de réveille nous faisions une ronde dans tout notre local ambulant. On était une dizaine de gens à passer sur chaque paquet à livrer et sur chaque appareil du vaisseau qui leur étaient dédiés pour s’assurer que tout aille bien. Ordre de l’entreprise. 

 

Y avait parfois un peu de relâche mais on n’avait jamais eu de problème. Jusque-là.

 

Pendant ce temps, le duo de la sécurité s’assurait que tout se passait bien, qui avait pas de trous dans le vaisseau ou pas de bagarre, et le quatuor au pilotage s’assurait qu’on file bien là où il fallait avec leurs tableaux de bords multicolores et le capitaine qui essayait de veiller sur tout. 

 

Les problèmes étaient rares et c’était jamais rien d’insurmontable. En cas de pépin technique, la plupart d’entre nous pouvaient le régler rapidement. 

 

Aussi surprenant que ça pouvait avoir l’air, les diplômes d’ingénieur étaient fortement recommandés pour notre poste.

 

L’un de mes acolytes m’avait dit que c’était parce qu’on était nombreux à vouloir faire ingénieur, la plupart pour la bonne paye, mais qu’il n’y avait plus de place pour les derniers arrivants et que l’entreprise pouvait alors faire des économies en engageant des gens multi-tâches. 

 

Je ne comprenais pas tout, comme la plupart, mais je constatais et vivais le résultat. 

 

Pendant notre temps libre, on pouvait principalement se divertir ou dormir. On avait des films, des livres ou des jeux. Y en avaient deux/trois qui faisaient du jeu de rôles sur papier et certains qui préféraient s’adonner à un art, comme le dessin, la sculpture, l’écriture ou le pliage du papier. À côté de ça, les couchettes n’étaient pas très confortables mais, heureusement, on était plutôt bien couvert du boucan des moteurs. 

 

C’est pendant une de ses pauses que l’alarme s’est déclenchée. 

 

Au début on nous avait parlés de bruits étranges là où il y avait les cargaisons, puis qu’un container avait eu une défaillance. Moi et trois acolytes, dont un de la sécurité, somme allé voir le problème en espérant le régler au plus vite. On avait eu le temps de s’amuser à théoriser sur ce qui s’était passé et, plus on s’y rapprochait, plus on partait dans des délires improbables. C’est face au container et à la grosse brèche qui en ressortait qu’on a arrêté de rire. C’était bien-sûr celui que l’on devait livrer en priorité et qui devait nous rapporter une belle somme. 

 

On a découvert dedans une énorme machine de stase détruit, mais pas ce qu’il contenait. 

 

À quatre, nous avions commencés à fouiller où on pouvait sans rien trouver, avant de nous décider à rejoindre le reste de l’équipage. 

 

Sur le trajet du retour, un soupir de pessimisme me prit. Je me disais que c’était évident qu’un truc pareil allait nous arriver.

 

Après avoir décrit ce qu’il en était, le capitaine a décidé que l’on devait retrouver la chose en liberté pendant qu’un signal de détresse serait envoyé. 

 

Certains de mes collègues étaient contre l’idée mais il n’y avait rien à faire d’autre. Si ce qui rodait venait à endommager un appareil important, s’en était fini de nous. 

 

En deux groupes de six, dirigés par quelqu’un de la sécurité, nous nous somme retrouvés à chercher dans tout le vaisseau le moindre truc anormal. Des heures passées à regarder de partout, devenant de plus en plus paranoïaque à chaque pas fait dans ce labyrinthe de l’espace que nous n’étions plus sûr de reconnaître. 

 

Et tout s’accéléra quand on a commencé à mourir. 

 

 

 

De ce que j’en sais, la chose nous appâte avec un leurre. Une forme spectrale avec un visage de femme pour nous hypnotiser, je crois, avant que l’on se fasse chopper par un monstre. 

 

Ce truc est grand, balèze et rapide. Il a condamné tous les chemins pour aller aux moteurs ou à la cabine de pilotage. 

 

Je sais pas s’il veut aller sur la planète où on devait l’emmener ou s’il veut être sûr qu’on ne lui échappera pas.

 

Tout ce dont je suis sûr c’est que, si on ne fait rien et que ce n’est pas lui qui nous tuera, ce sera le crash. 

 

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