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L’imagination est mon obsession, l’écriture est ma structure, la poésie est mon acrobatie, les histoires sont mon terroir, les univers sont mon sanctuaire. Et le partage ? C’est mon message laissé aux commentaires de vos pensées. Pour vous y retrouver, vous pouvez commencer par les textes présentés, commençant par les derniers publiées, ou prendre le raccourcie des catégories. Ce qui est sur, c’est que je vous souhaite une bonne lecture.

04 Oct

Océane, dit Synthetikxs

Publié par [NERO] BLACK WORD  - Catégories :  #Imag'inarium

Image de : Synthetikxs

Image de : Synthetikxs

Dans une grande métropole, les journalistes se plaisaient depuis des mois à parler d’un tueur en série de jeunes femmes surnommé Synthetikxs. Malgré le peu d’informations laissées par la police, les pages des journaux racontaient que les victimes avaient entre 15 et 35 ans, qu’elles étaient dans des périodes difficiles de leur vie, selon leurs proches, et qu’elles avaient toutes étés retrouvées fouettées et frappées à mort, avant d’écrire au couteau sur leurs corps "Synthetikxs".
 

Par la suite, on pouvait lire les témoignages de familles indignées par tout ce qui touchait à homosexualité et que de nombreuses émeutes avaient eu lieu dans les bars et boîtes de nuit qui les accueillaient.

 

Mégane, une charmante jeune femme de 20 ans, venait d’être engagée comme serveuse dans un restaurant italien, même ce dont elle rêvait était de devenir actrice. En couple avec un jeune cuisinier depuis bientôt un an, elle était pourtant très insatisfaite de cette relation sans vraiment comprendre pourquoi. Il n’était jamais méchant avec elle, toujours à l’écoute et très attentionné. Pourtant, elle n’avait jamais vraiment pris de plaisir avec lui.

 

Elle en avait beaucoup discuté avec sa mère et ses amies. Ces dernières lui avaient parlées de bien des choses pour pimenter ou égailler leurs ébats, ce que Mégane avait proposée à son conjoint, mais sans que cela ne change quoi que ce soit pour elle.

 

Un jour, elle rencontra sa nouvelle collègue de travail, une jeune femme appelée Océane. Toutes deux s’entendirent rapidement très bien et ne tardèrent pas pour passer du temps ensemble hors du travail, au point que Mégane délaisse ses soirées avec son petit ami pour passer ses nuits chez sa nouvelle amie.
 

Ce fut un de ces soirs que Océane avoua qu’elle était lesbienne. Mégane, qui avait été éduquée dans le rejet de tout ce qui touchait à l’homosexualité, devint mal à l’aise et ne savait plus trop quoi penser de son amie, mais Océane lui rétorqua qu’elle l’était peut-être aussi vue comment marchait son couple. Indignée, Mégane partie rejoindre son homme, avec qui elle passa une folle nuit d’amour, dû quelle elle ressortit aussi frustrée qu’avant.
 

Pendant des jours, elle évita Océane, jusqu’au soir où, après la fermeture du restaurant, elle lui demanda de l’aider à savoir si elle aimait vraiment les femmes.
 

Ensemble, elles passèrent une nuit tendre et chaleureuse, pleine de plaisir, dont Mégane sortie comblée. Au lever du jour, elle fut malgré tout triste d’apprendre quelles étaient ses préférences sexuelles, étant donné ce que le monde pensait de l’homosexualité et de ce que subissaient chaque jour ces personnes, que ce soit par leurs proches ou les autres.

 

Océane la réconforta en lui proposant de garder cela secret, faisant croire à une simple amitié très proche.
 

Avec le temps, le couple de Mégane se dégrada, cette dernière préférant passer du temps avec sa nouvelle amie, jusqu’à ce que la rupture fût annoncée. Les parents de la jeune femme furent surpris que leur relation se termine ainsi et demandèrent à rencontrer la fameuse Océane, soupçonnant qu’elle soit à l’origine de tout cela.
 

Océane fit bonne figure face à la petite famille de Mégane. Elle raconta qu’elle avait fait des études pour devenir secrétaire, qu’elle avait été en couple avec un homme adorable en apparence mais qui s’avéra être un pervers narcissique et qu’elle vécut un enfer à ses côtés pendant trois ans, avant d’avoir eu le courage de le quitter. Elle conclut qu’avoir fait la connaissance de Mégane était la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis et qu’être avec elle l’aidait beaucoup à oublier le passer.

 

La famille se montra rapidement compatissante avec la jeune femme et lui apporta son soutien après cette épreuve difficile. Mégane, qui ne savait pas grand-chose du passer de son amie, fut surprise qu’elle ne lui en ait jamais parlée. A cela, Océane avoua qu’elle avait été obligée de mentir pour que personne n’est de soupçons sur leurs relations.
 

Dans la même semaine, les deux jeunes femmes devinrent, officiellement, colocataires, s’installant dans un petit appartement de banlieue.

 

Mégane se sentit enfin épanouie dans sa vie de tous les jours même si elle et Océane devaient se cacher, flirtant parfois avec des hommes pour conserver leur secret. Mais, après quelque temps, le comportement de Océane changea.

 

Ayant quitté son travail de serveuse, il lui arrivait de rentrer très tard le soir, voire de ne pas rentrer du tout. Mégane lui demandait souvent où elle s’absentait ainsi, perturbée que sa compagne devienne aussi peu présente, ce à quoi Océane répondait qu’elle voyait des amies ou qu’elle passait des entretiens pour devenir serveuse en boîte de nuit, avant de changer de sujet.

 

Dans le même temps, Océane lui conseillait souvent de rester dans l’appartement quand elle n’était pas au travail, le tabassage d’homosexuel ne faisant que s’aggraver, soulignant subtilement que les responsables étaient souvent les proches indignés des victimes.

 

Durant les soirées où elle était seul, Mégane s’occupait comme elle pouvait en lisant des livres sur le théâtre ou en regardant le journal télé. C’est ainsi qu’elle apprit, entre deux tabassages de gays et de choix politiques, que le tueur de jeunes femmes avait fait de nouvelles victimes dans des quartiers proches.

 

Mégane fut prise de stresse continuellement à cause de son secret et de ce qui pourrait lui arriver. Elle se mit à rejeter son entourage, à causer plusieurs maladresses sur son lieu de travail, ne trouvant du réconfort qu’auprès de sa compagne dont la présence devenait de plus en plus rare selon elle.

 

Un soir, après une crise de panique qui la força à rentrer chez elle en pleine journée, elle sanglota seule dans son lit jusqu’à ce que Océane rentre enfin.

 

Mégane l’engueula de l’abandonner alors que tout allait mal en ce moment, lui disant qu’elle n’en pouvait plus de ses absences et que c’était si dangereux de rester dehors. Océane passa une bonne heure à la calmer et lui proposa de la réconforter au lit. Elle dit à Mégane de mettre une jolie petite tenue et de l’attendre dans la chambre, le temps qu’elle lui prépare une surprise.
 

Attendant sagement dans la chambre, la jeune femme attendit, finissant de calmer son chagrin et souriant en sachant que Océane était là ce soir.
 

Cette dernière entra dans la chambre armée d’un fouet et le fit claquer sur le visage d’une Mégane encore surprise. Océane se mit à la frapper sans retenue alors que les sanglots de la jeune femme reprirent entre deux "pourquoi ?", avant de mourir.

 

Océane fit ses bagages et écrivit au couteau sur le torse de Mégane le mot "Synthetikxs", avant quitter l’appartement.

 

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